Fargeon

le parfumeur de Marie Antoinette et inventeur de la cosmétique moderne.

Jean-Louis Fargeon, cet enfant des Lumières né à Montpellier en 1748, capitale de la parfumerie française, a acquis un savoir-faire ; à Paris, il en fait un art.

Descendant d’une lignée de maîtres apothicaires, il s’illustre par ses goûts raffinés et son addiction aux parfums naturels de fleurs.

Fidèle à la tradition, il pratique l’art de fabriquer des gants, de les teindre et de les parfumer.

Installé dans le quartier du Roule, sa boutique devient le temple des élégantes.

Il pense à Versailles. Son ambition est grande et il devient le parfumeur personnel de la Reine. Cette dernière, séduite par ses gants parfumés, lui confie le soin de lui créer son parfum.

Elle lui inspire de nombreux soins et parfums : l’eau « cosmétique de pigeon » qui nettoie la peau, l’eau « des charmes » qui la tonifie, les sachets pour le bain appelés « Bain de Modestie » pour celle qui déteste l’étiquette…

Il voit son métier comme un art et compose le parfum de Trianon à la façon d’un morceau de musique.

A l'époque où le fard révèle le rang social et dissimule les émotions, ses recettes sont inspirées par la nature et ses parfums et soins sont à l’origine de la cosmétique moderne.

Il diversifie ses activités et fait un commerce considérable avec l’étranger (l’Angleterre, les Etats-Unis).

Avec la Révolution de 1789, le faste n’est plus toléré mais Fargeon continue de fournir la Reine, même lorsqu’elle sera enfermée aux Tuileries. En 1801, il publie son célèbre traité  ‘’L’Art du Parfumeur’’  dans lequel il fait l’éloge de son métier.

Fargeon meurt en 1806. Il aura été le parfumeur le plus célèbre du siècle.

La renaissance de la Maison Fargeon célèbre l’histoire du parfum, celle de la corporation des Maîtres Parfumeurs et Gantiers du XVIIIème dont la famille Fargeon est la plus illustre mais aussi celle de la parfumerie moderne dont elle est issue.